Objectifs d’apprentissage


À la fin de cette leçon, vous serez capable :

  • D’expliquer les principales causes du stress minoritaire.
  • De comprendre comment les différents types de stress minoritaire sont liés.
  • D’identifier les différents types de stress minoritaire.

Pourquoi est-ce important ?


Le stress des minorités peut affecter la santé mentale et physique :

  • Subir des discriminations et des stigmatisations augmente le stress et a un impact sur le bien-être.
  • Les facteurs de stress externes et internes contribuent aux problèmes de santé mentale.
  • Reconnaître les différents types de stress minoritaire permet d’améliorer les stratégies de soutien et d’adaptation.
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Qu’est-ce que le stress minoritaire ?

Le stress minoritaire est le stress supplémentaire que subissent les personnes appartenant à des minorités en raison de la stigmatisation, de la discrimination et de l’exclusion sociale. Ce stress peut affecter la santé mentale et physique.

Le stress minoritaire affecte les personnes de trois manières principales :

  • Stresseurs externes : Il s’agit d’événements stressants tels que la discrimination, la violence et l’exclusion.
  • Stress anticipé : La peur d’être maltraité, qui peut amener les gens à être toujours sur leurs gardes.
  • Stress intériorisé : Intégrer les croyances négatives de la société et les appliquer à soi-même.

Types de stress minoritaire

Le stress minoritaire peut se manifester de différentes manières, allant des expériences extérieures aux luttes intérieures. Il se divise en deux types principaux:

  1. Les facteurs de stress distaux proviennent du monde extérieur et comprennent la discrimination, la violence, les microagressions et l’exclusion. Les facteurs de stress distaux sont comme des égratignures sur la peau : ils sont causés par des forces extérieures.4
  2. Les facteurs de stress proximaux sont des pensées et des sentiments personnels, comme la peur du rejet, le fait de cacher son identité ou de croire aux stéréotypes négatifs. Les facteurs de stress proximaux sont comme un mal de ventre : ils viennent de l’intérieur.5 6

Ces deux types de stress peuvent s’accumuler au fil du temps et affecter la santé mentale et physique.


Homo/bi/transphobie intériorisée

L’homo/bi/transphobie intériorisée se produit lorsque les gens intériorisent les attitudes sociétales négatives à l’égard des identités LGBTQ+. Cela peut commencer avant même qu’une personne ne comprenne pleinement sa propre orientation sexuelle ou identité de genre.

Une fois que ces personnes commencent à s’identifier comme LGBTQ+, elles peuvent appliquer ces idées négatives à elles-mêmes, ce qui entraîne :

  • Une faible estime de soi : se sentir indigne ou honteux de son identité.
  • Des conflits intérieurs : avoir du mal à s’accepter en raison des messages négatifs de la société.
  • Des problèmes de santé mentale : niveaux plus élevés d’anxiété, de dépression et de détresse.

Croire aux stéréotypes nuisibles sur sa propre communauté peut accroître le stress et la souffrance émotionnelle, renforçant ainsi les sentiments d’isolement et de doute de soi.1


Rejet et de discrimination anticipés

Lorsque les gens s’attendent à être rejetés ou victimes de discrimination en raison de leur appartenance à une minorité, ils deviennent souvent hypervigilants, toujours sur leurs gardes, anticipant les mauvais traitements.

Au début, cela peut paraître comme un moyen de se protéger. Cependant, au fil du temps, cela peut avoir de graves répercussions sur la santé mentale et physique.

Les effets d’une hypervigilance à long terme sont les suivants :

  • Augmentation du stress et de l’épuisement : une vigilance constante épuise l’énergie émotionnelle et physique.
  • Méfiance dans les situations sociales : les gens peuvent se retirer des interactions avec autrui pour éviter un rejet potentiel.
  • Sentiments d’isolement : la peur des mauvais traitements peut conduire à éviter de nouvelles relations ou opportunités.

Même lorsqu’il n’y a pas de discrimination, le simple fait de l’anticiper peut causer de la détresse. Pour les personnes LGBTQ+, cette anticipation peut être renforcée par des expériences passées de rejet ou des messages sociaux négatifs sur leur identité.7


Événements préjudiciables : discrimination et violence

Le rejet, la discrimination et la violence sont parmi les sources les plus directes de stress minoritaire. Ils surviennent lorsqu’une personne est victime d’un traitement injuste en raison de son identité minoritaire.

Les événements préjudiciables ont un impact important car ils font ressurgir des sentiments profonds, comme la peur d’être rejeté ou de subir des violences, qui peuvent être encore plus bouleversants que l’événement lui-même.

L’une des sources les plus directes de stress minoritaire est le fait de subir des discriminations, un rejet ou des violences en raison de son identité.

Ces expériences peuvent être subtiles (microagressions, exclusion) ou graves (harcèlement, crimes haineux). Dans les deux cas, elles peuvent avoir des effets psychologiques durables, tels que :

  • Une augmentation de la peur et de l’anxiété : inquiétude face à de futurs mauvais traitements.
  • Une atteinte à l’estime de soi : intériorisation des messages négatifs de la société.
  • Des obstacles aux opportunités : la discrimination peut limiter l’accès à l’emploi, au logement et à l’acceptation sociale.

Même un seul cas de discrimination peut avoir un impact profond. Mais lorsque ces expériences se répètent, elles s’accumulent au fil du temps, augmentant le stress et aggravant la santé mentale.8


Testez votre compréhension

Un crime haineux est un facteur de stress proximal.
L’anticipation du rejet est un facteur de stress distal.
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