Objectifs d’apprentissage
À la fin de cette leçon, vous serez capable :
- D’expliquer la différence entre les facteurs de stress proximaux, les facteurs de stress distaux et les changements épigénétiques en relation avec le stress minoritaire.
- De comprendre comment le stress chronique dû au stress minoritaire affecte le corps.
- De reconnaître les problèmes de santé physique liés au stress minoritaire dans différents groupes confrontés à l’inégalité.
Pourquoi est-ce important ?
Comprendre comment le stress minoritaire affecte la santé physique permet de mettre en évidence l’importance de :
- Réduire la discrimination et la stigmatisation pour améliorer la santé publique.
- Reconnaître les effets à long terme du stress sur la santé des communautés marginalisées.
- Développer de meilleurs systèmes de soutien pour les personnes souffrant de stress chronique.
Comprendre les termes clés
La santé physique d’une personne peut être affectée par des facteurs de stress externes et internes liés à son identité minoritaire.23
Facteurs de stress distaux (externes)
Il s’agit de facteurs de stress externes, tels que les préjugés, la discrimination et l’exclusion. Ils sont souvent faciles à mesurer.
Exemple : Brian est victime de microagressions au travail parce qu’il est ouvertement gay. Ces expériences sont un facteur de stress distal dans sa vie.
Facteurs de stress proximaux (internes)
Il s’agit de facteurs de stress internes, tels que le fait d’avoir peur d’être jugé ou de cacher sa véritable identité.
Exemple : Anandi a peur d’aller à un événement « Gay Pride » à l’école parce qu’elle n’a pas dit à ses amis qu’elle est bisexuelle. Sa peur d’être jugée est un facteur de stress proximal.
Modifications épigénétiques
Il s’agit de la modification des gènes d’une personne causée par des expériences de vie, et non par ce qu’elle a hérité de ses parents. Le stress à long terme, tel que l’isolement social ou la discrimination, peut déclencher ces modifications.
Les changements épigénétiques peuvent entraîner des niveaux plus élevés d’inflammation, ce qui peut augmenter le risque de problèmes de santé chroniques.
Effets biologiques du stress minoritaire
Stress minoritaire et axe HHS
L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) aide l’organisme à gérer le stress en libérant du cortisol, une hormone clé du stress.
Lorsqu’une personne subit un stress prolongé, tel que le stress minoritaire, l’organisme produit trop de cortisol. Avec le temps, cela peut perturber la capacité de l’organisme à gérer un nouveau stress et augmenter le risque d’anxiété, de dépression et d’autres problèmes de santé.24
Stress minoritaire et réactivité du système nerveux autonome
Le système nerveux autonome (SNA) contrôle les fonctions automatiques telles que le rythme cardiaque et la pression artérielle. Un stress minoritaire chronique peut perturber le SNA, entraînant un rythme cardiaque irrégulier, une pression artérielle élevée (hypertension) et un risque accru de maladie cardiaque.24
Le stress minoritaire et le système immunitaire
Un stress social à long terme peut affaiblir le système immunitaire, ce qui rend plus difficile la lutte de l’organisme contre les infections. Cela se produit parce que :24 25 26
- Le stress augmente l’inflammation, qui est liée à des maladies telles que les maladies cardiaques.
- Le système immunitaire devient moins efficace, ce qui peut réduire la capacité de l’organisme à combattre les maladies ou à répondre aux vaccins.
Exemples de problèmes de santé physique
Problème de sante | Comment le stress minoritaire y contribue23 24 |
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Obésité | La discrimination peut entraîner une augmentation de la consommation de nourriture liée au stress et une prise de poids. |
Cancer | Cacher son orientation sexuelle a été associé à un risque plus élevé de cancer. Les hommes homosexuels, par exemple, ont des taux plus élevés de lymphome non hodgkinien, de maladie de Hodgkin et de cancer de l’anus. |
Syndrome métabolique | Le stress chronique augmente le risque de diabète et de maladies cardiaques. |
Hypertension (pression artérielle élevée) | L’exposition aux messages sociaux négatifs peut augmenter la tension artérielle, ce qui nuit au fonctionnement du cœur. |
Maladie cardio-vasculaire | Les femmes lesbiennes et bisexuelles ont des taux de maladies cardiaques plus élevés que les femmes hétérosexuelles. |
Handicap physique | Les femmes lesbiennes et bisexuelles plus âgées sont plus susceptibles de développer des handicaps que les femmes hétérosexuelles. |