Brad, pompier forestier

« Chaque sirène et chaque appel radio me serrent le cœur, mais je ne peux pas m’arrêter de travailler… Il m’est presque impossible d’admettre que je suis en difficulté »

Aster. Black-ink illustration generated by AI
A wildfire fighter talks into a walkie-talkie while he and his colleagues combat an active blaze

L’urgence

C’est une saison de feux de forêt très intense. Je me retrouve à courir d’une zone d’évacuation à l’autre alors que les flammes menacent ma ville. En enfilant mon équipement et en me lançant dans le travail, mes pensées reviennent sans cesse vers ma famille et vers notre maison. Je me demande si elle est encore debout.

Chaque sirène et chaque appel à la radio resserrent le nœud dans ma poitrine, mais je ne peux pas arrêter de travailler. Après des années à combattre des feux dans ces forêts, j’ai appris à rester stoïque. Admettre que j’ai de la difficulté semble presque impossible.

La nuit, je reste éveillé à repenser à ma journée. Les images de ciels remplis de fumée et de maisons brûlées me reviennent sans cesse. Les résidents demandent des actions plus rapides et des réponses plus claires. Je sens la détresse grandir. Je suis partagé entre mon devoir et ma peur.

Des amis m’encouragent à parler de ce que je vis. Je dis que je « gère la situation » — en cachant mes moments de panique derrière une apparence calme. Mais l’inquiétude constante, l’hypervigilance et la pression de rester fort commencent à m’épuiser.

Je garde tout pour moi, mais cette situation remet en question ma conviction que je peux continuer sans demander de l’aide.

Comment UrgenceCAN peut aider

Nous offrons des fiches d’information, des trousses d’outils et des ressources pour des intervenants comme Brad :

Nous offrons aussi des ressources pour les professionnelles et professionnels, les gestionnaires et les administrateurs qui dirigent la réponse du système lors d’urgences comme celle-ci :

L’aide est à portée de main.

Two wildfire fighters rest while fighting an active blaze. One comforts the other by putting a gloved hand on his shoulder